LE 100ème SINGE

Publié le 23 Février 2010

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Bon Jour !

Je ne sais si j'aurais le temps, aujourd'hui, de revenir échanger avec vous, mais avant de partir dans "ma journée", j'avais envie de partager "ce regard sur le monde" avec vous. Je vous propose de le mettre en pratique dès cet instant, consciemment.

C'est une histoire que l'on retrouve sur de nombreux sites, j'ai envie qu'elle soit sur le notre également. c'est la version de Thomas d'Ansembourg dans son livre ""Qui fuis-je ? Où cours-tu ? Et à quoi servons-nous ?" que j'ai choisis de vous faire partager.

Belle Journée à tous, à bientôt Marie José A.

 

LE 100ème SINGE ET LES PATATES

Dans les années cinquante, des scientifiques ont étudié le comportement de singes japonais dans les colonies de l’archipel Okiana Tô. Ils les nourrissaient de patates douces jetées sur le sable. Une jeune femelle, dégoûtée des grains de sable, pensa à laver la patate dans un ruisseau avant de la manger. Quelques autres parmi les plus jeunes l’imitèrent, les plus vieux étant moins ouverts à adopter le nouveau comportement. Durant les années 1952 à 1958,  de plus en plus de singes adoptèrent le nouveau comportement par les modes d’apprentissage habituels (observation et mimétisme) sans pour autant que toute la colonie de singes n’y adhère. Toutefois, à un certain moment, les scientifiques perçurent un basculement : tous les singes, même les plus âgés, adoptèrent spontanément le nouveau comportement, avec une soudaineté qui contrastait avec le temps qui s’était révélé nécessaire pour que le nouveau comportement se propage.

La première constatation faite par les scientifiques fut celle-ci : lorsqu’un certain nombre d’individus, disons 99 (le nombre exact importe peu, les proportions permettant cet effet n’étant pas connues), a intégré un nouveau niveau de conscience, dès que le centième individu l’intègre à son tout, toute la communauté « bascule » dans le nouveau palier de conscience.

La deuxième constatation faite par les observateurs de l’époque, c’est qu’au moment où la colonie de singe s’adaptait collectivement au nouveau comportement sur l’île en question, les singes de la même, sur les îles environnantes dans l’archipel, acquéraient systématiquement le même schéma comportemental, sans qu’il y ait eu de possibilité de contact auditif ou visuel.

Cette histoire illustre la notion de masse critique ou d’effet de seuil… « notre ouverture de conscience individuelle est la clé de l’ouverture de conscience collective ».

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Rédigé par Marie Jose A

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