Techniques pour se concentrer sur sa tache

Publié le 19 Juillet 2012

technique pour se concentrer sur sa "tâche" et la terminer.

La règle des 45 minutes 

Cette règle consiste à se concentrer uniquement sur la tâche à accomplir pendant 45 minutes et à ne tolérer, dans la mesure du possible, aucune interruption.
Aucune interruption, cela signifie que je ne suis pas autorisé à consulter mes emails durant cette période par exemple.

Si je suis au travail, j’essaie aussi d’avoir sur la tête des écouteurs (même si je n’écoute en fait aucune musique) car cela dissuade souvent mes collègues de me déranger.
Si je suis chez moi, en train d’écrire un article pour ce blog, par exemple, je vais demander à ma copine de ne pas me déranger durant 45 minutes. Je vais même couper ma connexion internet si l’activité que je suis en train de faire le permet.

En revanche, durant les 15 minutes suivantes, je suis autorisé à faire une pause, à boire un café, à consulter mes emails, à consulter un site web … bref, tout ce que je souhaite tant que la durée n’excède pas 15 minutes.

Pour quels résultats ? 

Pour l’instant le résultat s’est avéré extrêmement positif au niveau de ma productivité personnelle.

Au travail, ma concentration s’en est trouvée améliorée et, par là même, mon efficacité. Les bénéfices restent toutefois limités à cause de mon environnement de travail qui m’oblige à rester un minimum accessible. En effet, je m’imagine mal expliquer à mon patron que ses interruptions me dérangent et m’empêchent de me concentrer, tout comme il m’est difficile de refuser de répondre à l’appel d’un client. Malgré tout, j’ai le sentiment que chercher à limiter ces interruptions est l’une des démarches qui m’a le plus aidé à améliorer ma productivité.

Mais c’est chez moi que la différence s’est le plus fait sentir. En effet, lorsque je travaille à domicile, par exemple à l’écriture d’un article pour ce blog, je dirais que cela m’a permis de quasiment doubler ma productivité.

Voici, selon moi, les principaux bénéfices de cette méthode :


1. Me concentrer sur une seule tâche à la fois

On parle de la capacité à travailler de manière multitâche comme de quelque chose nous permettant de faire plus dans un même laps de temps.

Qui n’a jamais envié son ami qui est capable d’écrire un email, tout en chattant sur MSN, en regardant la télévision et en finissant sa présentation pour la réunion du lendemain au travail … ?

La réalité, selon moi, c’est qu’en voulant tout faire à la fois, on ne concentre son attention sur aucune tâche et on finit par ne rien faire correctement. Et il serait beaucoup plus efficace de faire chacune de ces tâches tout simplement les unes après les autres.

De plus, je pense que vouloir faire trop de choses à la fois nous donne un sentiment d’impuissance et de perte de contrôle par rapport à notre environnement. On finit tôt ou tard par se sentir submerger par ne plus savoir « où donner de la tête » ce qui est générateur de stress.


Pour moi, la seule manière d’être réellement productif, est de concentrer 100% de notre attention et de nos capacités à la tâche que l’on souhaite accomplir.


En choisissant, pour 45 minutes, de ne pas m’occuper de mes emails, de me détourner d’internet, et de ne pas laisser mon esprit vagabonder, je suis capable d’investir plus d’énergie dans mon activité et de l’accomplir de manière plus efficace. Cela m’évite aussi d’être stressé : j’ai choisi de consacrer mes 45 minutes à une activité précise donc je n’ai pas besoin de me soucier de tout le reste pendant ce temps.


2. 45 minutes est une durée suffisamment longue

C’est pour moi une durée suffisante pour être pleinement concentré.
Si j’avais choisi une durée plus courte, comme 20 minutes de travail et 5 minutes de pause par exemple, ce n’aurait sans doute pas été suffisant pour me permettre de me concentrer et de m’immerger totalement.


3. Avoir la pression de la « deadline » me pousse à travailler plus rapidement
La loi de Parkinson nous dit que « le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement ». Autrement dit, si l’on dispose de peu de temps pour effectuer une action, nous allons avoir tendance à l’accomplir rapidement alors que si nous avons beaucoup de temps, nous allons le faire lentement.

Cela veut donc dire que, puisque je me donne une durée limitée de seulement 45 minutes, je vais avoir tendance à terminer plus rapidement ce que je suis en train de faire.

En effet, en m’accordant seulement 45 minutes avant de rendre une pause, j’envoie à mon cerveau un message lui disant que le temps disponible pour travailler est limité et qu’il faut donc être le plus efficace possible.

Si l’on a tout le temps du monde pour effectuer une tâche, il est tout simplement trop facile d’être inefficace.


4. Eviter la procrastination

Je pense que cette technique est très efficace également pour toutes les tâches que nous avons tendance à remettre à plus tard…

En effet, parfois une tâche peut nous effrayer et nous pouvons avoir l’impression qu’il y a tellement de travail à accomplir, que nous préférons la repousser. Nous avons le sentiment que nous n’en viendrons jamais à bout. Cela nous incite à la remettre indéfiniment à plus tard cela même si cela crée chez nous un sentiment de culpabilité. C’est ce que l’on appelle la procrastination.

J’ai constaté que si, au lieu de décider que je dois terminer aujourd’hui une tâche, je décide que je dois y consacrer 45 minutes, même si cela ne suffit pas à la finir totalement mon état d’esprit change : je ne suis plus effrayé par la masse de travail à accomplir, puisque je sais qu’après 45 minutes, je serais autorisé à arrêter et à faire quelque chose que j’aime.

Et j’ai même remarqué que, en général, une fois surmontée l’inertie initiale, je me rend compte que cette tâche n’est pas aussi effrayante qu’il n’y parait. Je suis alors plus enclin à recommencer une autre session de 45 minutes après mes 15 minutes de pause si nécessaire et, bien souvent, cette tâche est terminée dans la journée alors qu’elle me semblait auparavant insurmontable.


Je pense que cette règle des 45 minutes est très prometteuse au niveau individuel et va me permettre de réellement accroître ma productivité. Et peut-être aussi d’éviter la procrastination, ou du moins de la diminuer.

Je ressens même déjà les bénéfices de cette technique que j’ai appliquée, notamment, à l’écriture de cet article.

J’en viens même à regretter de ne pas avoir eu cette idée lorsque j’étais étudiant tant je pense qu’elle s’adapterait parfaitement aux périodes de révision intensive.



 

Rédigé par Marie Jose A

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