Message sur la vie de Steve Jobs - 1955-2011

Publié le 6 Octobre 2011

Le message que Steve Jobs a laissé   pour vous sur la vie, la mort et les   raisons de son succès.

   
    « C'est un honneur de me trouver parmi   vous aujourd'hui et d'assister à une   remise de diplômes dans une des   universités les plus prestigieuses du   monde.

   
    Je n'ai jamais terminé mes études   supérieures. A dire vrai, je n'ai même   jamais été témoin d'une remise de   diplômes dans une université.

   
    Je veux vous faire partager   aujourd'hui trois expériences qui ont   marqué ma carrière. C'est tout. Rien   d'extraordinaire. Juste 3 expériences.

   
    « Pourquoi j'ai eu raison de laisser   tomber l'université »

   
    La première concerne les incidences   imprévues. J'ai abandonné mes études au   Reed College au bout de six mois, mais   j'y suis resté auditeur libre pendant   dix-huit mois avant de laisser tomber  définitivement.
   
    Pourquoi n'ai-je pas poursuivi ?

   
    Tout a commencé avant ma naissance. Ma   mère biologique était une jeune   étudiante célibataire, et elle avait   choisi de me confier à des parents   adoptifs.

   
    Elle tenait à me voir entrer dans une   famille de diplômés universitaires, et   tout avait été prévu our que je sois   adopté dès ma naissance par un avocat et   son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon   apparition, ils décidèrent au dernier   moment qu'ils préféraient avoir une   fille. Mes parents, qui étaient sur une   liste d'attente, reçurent un coup de   téléphone au milieu de la nuit

:
   
    « Nous avons un petit garçon qui   n'était pas prévu. Le voulez-vous ? »

   
    Ils répondirent : « Bien sûr. »

   
    Ma mère biologique découvrit alors que   ma mère adoptive n'avait jamais eu le   moindre diplôme universitaire, et que   mon père n'avait jamais terminé ses   études secondaires. Elle refusa de   signer les documents définitifs   d'adoption et ne s'y résolut que   quelques mois plus tard, quand mes
  parents lui promirent que j'irais à   l'université.

   
    17 ans plus tard, j'entrais donc à   l'université.

   
    Mais j'avais naïvement choisi un   établissement presque aussi cher que   Stanford, et toutes les  économies de mes   parents servirent à payer mes frais de   scolarité.

   
    Au bout de 6 mois, je n'en voyais   toujours pas la justification. Je   n'avais aucune idée de ce que je voulais   faire dans la vie et je n'imaginais pas   comment l'université pouvait m'aider à   trouver ma voie. J'étais là en train de   dépenser tout cet argent que mes parents   avaient épargné leur vie durant.
   
    Je décidai donc de laisser tomber.

   
    Une décision plutôt risquée, mais   rétrospectivement c'est un des meilleurs   choix que j'aie jamais faits. Dès le   moment où je renonçais, j'abandonnais   les matières obligatoires qui   m'ennuyaient pour suivre les cours qui   m'intéressaient.

   
    Tout n'était pas rose. Je n'avais pas   de chambre dans un foyer, je dormais à   même le sol chez des amis.    
    Je ramassais des bouteilles de   Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5   cents et acheter de quoi manger, et tous   les dimanches soir je faisais 10   kilomètres à pied pour traverser la   ville et m'offrir un bon repas au temple   de Hare Krishna. Un régal.

   
    Et ce que je découvris alors, guidé   par ma curiosité et mon intuition, se   révéla inestimable à l'avenir.
  Laissez-moi vous donner un exemple

:  
    le Reed College dispensait   probablement alors le meilleur   enseignement de typographie de tout le   pays. Dans le campus, chaque affiche,   chaque étiquette sur chaque tiroir était   parfaitement calligraphiée.
   
    Parce que je n'avais pas à suivre de   cours obligatoire, je décidai de   m'inscrire en classe de calligraphie.
   
    C'est ainsi que j'appris tout ce qui   concernait l'empattement des caractères,   les espaces entre les différents groupes   de lettres, les détails qui font la   beauté d'une typographie. C'était un art   ancré dans le passé, une subtile   esthétique qui échappait à la science.
  J'étais fasciné.

   
    Rien de tout cela n'était censé avoir   le moindre effet pratique dans ma vie.  Pourtant, 10 ans plus tard, alors que   nous concevions le premier Macintosh,   cet acquis me revint. Et nous  l'incorporâmes dans le Mac.
   
    Ce fut le premier ordinateur doté   d'une typographie élégante. Si je   n'avais pas suivi ces cours à
  l'université, le Mac ne posséderait pas   une telle variété de polices de   caractères ni ces  espacements   proportionnels.
   
    Et comme Windows s'est borné à copier   le Mac, il est probable qu'aucun   ordinateur personnel n'en disposerait.  Si je n'avais pas laissé tomber mes   études à l'université, je n'aurais   jamais appris la calligraphie, et les   ordinateurs personnels n'auraient   peut-être pas cette richesse de   caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions   quand j'étais à l'université. Mais elles
  me sont apparues évidentes dix ans plus   tard.

   
    On ne peut prévoir l'incidence   qu'auront certains événements dans le   futur ; c'est après coup seulement   qu'apparaissent les liens. Vous pouvez   seulement espérer qu'ils joueront un   rôle dans votre avenir. L'essentiel est   de croire en quelque chose – votre   destin, votre vie, votre karma, peu
  importe. Cette attitude a toujours   marché pour moi, et elle a régi ma vie.
   
    « Pourquoi mon départ forcé d'Apple   fut salutaire »

    Ma deuxième histoire concerne la   passion et l'échec. J'ai eu la chance   d'aimer très tôt ce que je faisais.
   
    J'avais 20 ans lorsque Woz [Steve   Wozniak, le co-fondateur d'Apple   N.D.L.R.] et moi avons créé Apple dans   le garage de mes parents. Nous avons   ensuite travaillé dur et, 10 ans plus
  tard, Apple était une société de plus de   4 000 employés dont le chiffre   d'affaires atteignait 2 milliards de   dollars. Nous venions de lancer un an   plus tôt notre plus belle création, le   Macintosh, et je venais d'avoir 30 ans.

   
    C'est alors que je fus viré.     Comment peut-on vous virer d'une   société que vous avez créée ? C'est bien simple, Apple ayant pris de   l'importance, nous avons engagé   quelqu'un qui me semblait avoir les  compétences nécessaires pour diriger   l'entreprise à mes côtés et, pendant la   première année, tout se passa bien.

  
    Puis nos visions ont divergé, et nous   nous sommes brouillés. Le conseil   d'administration s'est rangé de son   côté. C'est ainsi qu'à 30 ans je me suis   retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et   fracas. La raison d'être de ma vie   n'existait plus. J'étais en miettes.


    Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J'avais l'impression d'avoir   trahi la génération qui m'avait précédé d'avoir laissé tomber le témoin au   moment où on me le passait. C'était un   échec public, et je songeais même à fuir  la Silicon Valley.


    Puis j'ai peu à peu compris une chose   - j'aimais toujours ce que je faisais.  Ce qui m'était arrivé chez Apple n'y   changeait rien. J'avais été éconduit, mais j'étais toujours amoureux. J'ai   alors décidé de repartir de zéro.


   
    Je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d'Apple   fut salutaire. Le poids du succès fit  place à la légèreté du débutant, à une   vision moins assurée des choses. Une   liberté grâce à laquelle je connus l'une   des périodes les plus créatives de ma   vie.

   
    Pendant les 5 années qui suivirent,   j'ai créé une société appelée NeXT et   une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d'une femme   exceptionnelle qui est devenue mon   épouse.

    Pixar, qui allait bientôt produire    premier film d'animation en trois   dimensions, Toy Story , est aujourd'hui
  la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un   remarquable concours de circonstances,
  Apple a acheté NeXT, je suis retourné  chez Apple, et la technologie que nous   avions développée chez NeXT est aujourd'hui la clé de la renaissance   d'Apple.


    Et Laurene et moi avons fondé une   famille merveilleuse.   
    Tout cela ne serait pas arrivé si je   n'avais pas été viré d'Apple.    
    La potion fut horriblement amère, mais   je suppose que le patient en avait   besoin.

  
    Parfois, la vie vous flanque un bon   coup sur la tête. Ne vous laissez pas
  abattre. Je suis convaincu que c'est mon   amour pour ce que je faisais qui m'a   permis de continuer.
   
    Il faut savoir découvrir ce que l'on   aime et qui l'on aime. Le travail occupe   une grande partie de l'existence, et la   seule manière d'être pleinement   satisfait est d'apprécier ce que l'on   fait.


   
    Sinon, continuez à chercher. Ne   baissez pas les bras. C'est comme en   amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie   s'améliore avec le temps. Alors,  continuez à chercher jusqu'à ce que vous   trouviez.

  
    « Pourquoi la mort est la meilleure   chose de la vie »

   
    Ma troisième histoire concerne la   mort. A l'âge de 17 ans, j'ai lu une  citation qui disait à peu près ceci :
   
    « Si vous vivez chaque jour comme s'il  était le dernier, vous finirez un jour
  par avoir raison. »

  
    Elle m'est restée en mémoire et,  depuis, pendant les 33 années écoulées,   je me suis regardé dans la glace le   matin en me disant


   
    « Si aujourd'hui était le dernier jour   de ma vie, est-ce que j'aimerais faire   ce que je vais faire tout à l'heure ? »


   
    Et si la réponse est non pendant  plusieurs jours à la file, je sais que   j'ai besoin de changement.
   
    Avoir en tête que je peux mourir   bientôt est ce que j'ai découvert de   plus efficace pour m'aider à prendre des   décisions importantes. Parce que presque   tout - tout ce que l'on attend de   l'extérieur, nos vanités et nos fiertés,   nos peurs de l'échec - s'efface devant   la mort, ne laissant que l'essentiel.
   
    Se souvenir que la mort viendra un   jour est la meilleure façon d'éviter le   piège qui consiste à croire que l'on a   quelque chose à perdre. On est déjà nu.  Il n'y a aucune raison de ne pas suivre   son cœur.
   
    Il y a un an environ, on découvrait  que j'avais un cancer. A 7 heures du   matin, le scanner montrait que j'étais   atteint d'une tumeur au pancréas. Je ne  savais même pas ce qu'était le pancréas.


   
    Les médecins m'annoncèrent que c'était   un cancer probablement incurable, et que
  j'en avais au maximum pour six mois. Mon  docteur me conseilla de rentrer chez moi   et de mettre mes affaires en ordre, ce   qui signifie

   
    « Préparez-vous à mourir. »

  
    Ce qui signifie dire à ses enfants en   quelques mois tout ce que vous pensiez   leur dire pendant les 10 prochaines   années. Ce qui signifie essayer de   faciliter les choses pour votre famille.
  En bref, faire vos adieux.

    J'ai vécu avec ce diagnostic pendant   toute la journée. Plus tard dans la   soirée, on m'a fait une biopsie,   introduit un endoscope dans le pancréas   en passant par l'estomac et l'intestin.   J'étais inconscient, mais ma femme, qui   était présente, m'a raconté qu'en   examinant le prélèvement au microscope,  les médecins se sont mis à pleurer, car   j'avais une forme très rare de cancer du   pancréas, guérissable par la chirurgie.
  On m'a opéré et je vais bien.

  
    Ce fut mon seul contact avec la mort,  et j'espère qu'il le restera pendant   encore quelques dizaines d'années.
   
    Après cette expérience, je peux vous   le dire avec plus de certitude que   lorsque la mort n'était pour moi qu'un   concept purement intellectuel : personne   ne désire mourir.


    Même ceux qui veulent aller au ciel   n'ont pas envie de mourir pour y   parvenir. Pourtant, la mort est un
  destin que nous partageons tous.    Personne n'y a jamais échappé. Et c'est   bien ainsi, car la mort est probablement   ce que la vie a inventé de mieux.

   
    C'est le facteur de changement de la   vie. Elle nous débarrasse de l'ancien   pour faire place au neuf. En ce  moment,   vous représentez ce qui est neuf, mais   un jour vous deviendrez progressivement   l'ancien, et vous laisserez la place aux   autres. Désolé d'être aussi dramatique,  mais c'est la vérité.
   
    Votre temps est limité, ne le gâchez   pas en menant une existence qui n'est   pas la vôtre.    
    Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui   obligent à vivre en obéissant à la   pensée d'autrui. Ne laissez pas le   brouhaha extérieur étouffer votre voix   intérieure.    
    Ayez le courage de suivre votre cœur   et votre intuition. L'un et l'autre   savent ce que vous voulez réellement   devenir.

Le reste est secondaire.


    Dans ma jeunesse, il existait une   extraordinaire publication The Whole   Earth Catalog, l'une des bibles de ma   génération.

   
    Elle avait été fondée par un certain   Stewart Brand, non loin d'ici, à Menlo   Park, et il l'avait marquée de sa veine   poétique. C'était à la fin des années   1960, avant les ordinateurs et l'édition
  électronique, et elle était réalisée   entièrement avec des machines à écrire,  des paires de ciseaux et des appareils   Polaroid.

   
    C'était une sorte de Google en livre   de poche, 35 ans avant la création de   Google. Un ouvrage idéaliste, débordant   de recettes formidables et d'idées   épatantes.

   
    Stewart et son équipe ont publié   plusieurs fascicules de The Whole Earth   Catalog . Quand ils eurent épuisé la   formule, ils sortirent un dernier   numéro.

   
    C'était au milieu des années 1970, et   j'avais votre âge.

   
    La quatrième de couverture montrait la   photo d'une route de campagne prise au  petit matin, le genre de route sur   laquelle vous pourriez faire de  l'auto-stop si vous avez l'esprit   d'aventure.
   
    Dessous, on lisait


   
    « Soyez insatiables. Soyez fous. »  


   
    C'était leur message d'adieu. Soyez   insatiables. Soyez fous.

  
    C'est le vœux que j'ai toujours formé   pour moi. Et aujourd'hui, au moment où   vous recevez votre diplôme qui marque le   début d'une nouvelle vie, c'est ce que   je vous souhaite.

   
    Soyez insatiables. Soyez fous.


   
    Merci à tous.»

  
  Steve Jobs 1955-2011


   
   
    Merci Steve!

Rédigé par Marie Jose A

Publié dans #des personnes - des articles - des engagements qui m

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fermaton.over-blog.com (Clovis Simard,phD) 09/10/2011 23:17


Blog(fermaton.over-blog.com)No-20, THÉOREME de L'AMOUR.