Le pouvoir du lavage de cerveau

Publié le 6 Mars 2011

Le pouvoir du lavage de cerveau

Pendant la guerre de Corée en 1950, les Coréens du Nord, convertirent avec succès un nombre sans précédent de prisonniers de guerre à la « religion du communisme ». ils réussirent non pas sous la menace de la torture, ni la promesse de récompenses, mais en modifiant simplement l’image de soi des soldats.

Ce que les Coréens avaient compris, c’est que notre comportement est le résultat direct de la personne que nous pensons être – l’image que nous avons de nous.

Pensez-y comme à la boucle : nous nous persuadons en permanence que nous sommes la personne que nous pensons être, mais le système que nous utilisons pour interpréter notre comportement et nos réactions est notre propre image. C’est sans issue.

Les Coréens ont donc interrompu la boucle. On pourrait penser que ce fut une tâche ardue de reprogrammamer des hommes qui avaient été entraînés à ne donner que leur nom, leur rang et leur numéro de régiment, mais les Coréens l’ont fait étape par étape.

Lors d’un interrogatoire, les prisonniers sont amenés à faire une ou deux déclarations moyennement anti-américaine ou procommuniste, telles que « les Etats-Unis ne sont pas parfaits », ou « dans un pays communiste, il y a moins de chômage et de crime »s. une fois que ces affirmations apparemment mineures étaient extorquées, on demandait au prisonnier de définir exactement en quoi les Etats-Unis n’étaient pas parfaits. Lorsqu’il était épuisé, il devait signer de son nom la liste des raisons qu’il avait produite.

Plus tard, on demandait au prisonnier de lire sa liste à un groupe de discussion réunissant d’autres prisonniers. Les Coréens se mettaient alors à diffuser son nom et sa liste lors d’une émission de radio américaine, qui était retransmise non seulement dans son camp mais également dans tous les autres camps de prisonniers de guerre, ainsi que sur les ondes des forces américaines implantées en Corée du Sud.

La recherche en psychologie a montré que les êtres humains ne peuvent tolérer qu’un certain seuil de décalage entre leurs pensées et leur comportement. Comme n’importe qu’elle personne ignorant le pouvoir de l’image de soi, le prisonnier ressentait donc que  qu’il devait justifier ses paroles pour maintenir une cohérence avec son identité. Il répondait donc que ce qu’il avait dit était vrai. Dès lors, son image de lui changeait. Il croyait à présent être procommuniste et ses compagnons prisonniers renforçaient cette nouvelle image en le traitant de manière différente. La boucle était bouclée.

Avant longtemps, son désir d’agir en cohérence avec sa nouvelle image le pousserait à collaborer encore plus avec les Coréens, renforçant cette nouvelle image jusqu’à ce qu’elle devienne lui.

 

 

 

Rédigé par Marie Jose A

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